Contes du pays des fées, elfes et lutins

Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /2009 17:01

Il était une fois, une fée prénommée Alphabia. fee021.gif

Comme toutes les fées, elle avait de nombreux pouvoirs magiques pour émerveiller le monde, le rendre plus beau, plus gai et plus agréable. Elle était très appréciée et usait de sa magie pour répandre du bonheur sur la terre.

 Mais un jour, la planète où elle vivait traversa une grande crise de déprimose. Cette maladie est très grave: les gens sont tristes, ont peur de tout et se sentent malades. Le climat en est aussi affecté : le ciel devient tout gris, il fait froid et les gens s'enferment chez eux.

Alphabia, voyant cette crise arriver, décida qu'elle traverserait l'épidémie sans en être atteinte. Elle usa de sa magie pour répandre encore plus de bonheur sur la terre et empêcher la mélancolie des habitants. Malheureusement, sa magie, n'était pas suffisante pour lutter contre la contagion et très vite, elle s'épuisa.

Elle resta seule , errant et observant les habitants qui broyaient du noir. A chaque coin de rue elle pouvait observer la morosité ambiante. Le pire, c'est que plus les gens déprimaient, plus ils se plaignaient et plus les gens se plaignaient, plus ils déprimaient: la déprimose s'installait plus sévèrement chaque jour parmi la population.

Alphabia, malgré ses efforts pour rester joyeuse, ne tarda pas à être touchée, elle aussi. Elle voyait que sa magie ne servait plus à rien face au fléau qui régnait, elle se sentait inutile et se mit à déprimer. Rien ne pouvait plus enrayer sa tristesse, ses angoisses et ses mauvaises pensées, elle souffrait chaque jour de douleurs diffuses dans son corps et ne cessait de pleurer.  Elle décida alors de s'enfermer dans une boite pour toujours. Elle avait l'impression qu'ainsi, elle supporterait mieux la douleur.

  Le temps passa et Alphabia vécut sans lumière au fond de sa boite. Elle broyait du noir et vivait dans le noir, la déprimose ne la quittait pas. Elle ne voyait personne et ne voulait voir personne. Elle en vint même à se demander si le monde extérieur et la joie tels qu'elle les avait connus avaient vraiment existé.

Un jour, un écureuil vint se promener sur sa boite. Ne sachant pas ce qu'elle contenait, il décida d'y faire sa maison et commença à ronger le couvercle. Bientôt, un trou fut percé, le soleil pénétra et vint réveiller Alphabia. Le grand air du dehors s'engouffrait autour d'elle et elle fut saisie de froid. Surprise et saisie par cette intrusion, Alphabia bondit hors de sa boite et se retrouva à l'air libre, cédant sa place à l'écureuil, bien content de se pelotonner dans son nouvel habitat.


Dehors, elle put observer la déprimose qui continuait de faire rage parmi la population. Le ciel, toujours sombre, était rempli de gros nuages qui devenaient plus noirs encore avec le temps qui passait. Le vent soufflait et elle décida de se réfugier près d'un grand chêne qui se trouvait non loin de là.

Se blottissant entre les racines de l'arbre, elle fut dérangée par un objet qui lui piquait le dos. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle découvrit sa baguette magique! Cette dernière était encore toute recouverte de poussière de bonheur qu'elle avait tenté de disséminer avant de tomber malade. Secouant sa baguette, elle fit tomber un peu de poudre sur ses genoux et fut instantanément guérie.

Revigorée, Alphabia alla observer les environs et découvrit bientôt quelques fées qui, comme elle, n'étaient plus atteintes par la déprimose. Elle décida d'aller leur parler.
- Bonjour, leur dit-elle, vous n'êtes pas déprimées?
-Nous avons toutes été atteintes, lui répondit l'une d'elles prénommée Abricella, et nous avons dépassé la maladie. Un jour, le monde sera délivré lui aussi.
-Que doit-on faire pour libérer le monde? leur demanda Alphabia.
-On ne peut rien faire, sinon attendre et souhaiter le meilleur, répondit Abricella.
-Comment cela? interrogea Alphabia.
-Ce n'est pas compliqué, répondit une autre prénommée Ombrella, la déprimose permet de nettoyer le monde. Les gens de cette terre ne savent pas exprimer leurs souffrances, leurs tristesses et leurs peurs, de plus ils se chamaillent sans arrêt pour le pouvoir au détriment de leur bonheur. Ainsi, ils refoulent sans cesse à l'intérieur d'eux même leur mal être qui ne cesse de s'accroître. Plus le temps passe, plus le monde est affecté par cette souffrance profonde que les gens ne peuvent pas exprimer: c'est alors que survient la déprimose.
-Incroyable! s'écria Alphabia
-Ainsi, continua Ombrella, la maladie peut durer des années, voire des siècles mais elle finit toujours par s'arrêter. Lorsque les gens ont la déprimose, ils pleurent, ils souffrent, ils se plaignent, ils ont mal. En réalité, ils ne font que se libérer de leurs tourments passés. Le monde lui même se délivre, c'est pour cela que le ciel s'assombrit et les nuages menacent. La fin de l'épidémie est toujours marquée par un violent orage qui s'abat sur la planète entière. Les éclairs se déchaînent, la souffrance du peuple en est plus grande, puis la pluie fait rage et vient tout nettoyer sur son passage, emportant avec elle le reste du malheur des habitants et le chagrin du monde.
-Ensuite, le soleil revient toujours, continua Alphabia, comprenant ce que sa camarade lui expliquait.
-Bien sûr, répondit Ombrella, le soleil et la joie succèderont à la déprimose. Cette maladie fait rage depuis des millénaires, mais le peuple ne comprend pas son sens. Ainsi, lorsque le monde en a besoin, elle revient toujours accomplir son œuvre et le rééquilibrer, c'est le cycle de la vie....


fee043.gifOmbrella fut interrompue par une de ses compagnes:
-Trêve de bavardages! s'exclama cette fée autoritaire. Il est temps de préparer le repas. Qui veut éplucher des pommes d'air?

Ombrella, Alphabia, Abricella et toutes les autres se mirent à l'ouvrage et partagèrent un merveilleux festin.

Alphabia rejoignit cette compagnie de fées, attendant la fin de la déprimose. Elles étaient là pour observer le monde et lui apporter son soutien pendant cette épreuve. Depuis ce jour, elles œuvrent ensemble et attendent le bonheur du peuple.


Mais d'ailleurs, ne serais-ce pas un violent orage qui semble poindre à l'horizon?






Par Dreaming Floflo - Publié dans : Contes du pays des fées, elfes et lutins - Communauté : Contes.Illustration.Edition
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 12:19
Il était une fois, un troll jardinier, prénommé Greengarden, qui vivait à Trollville.

Trollville se situait en plein cœur du pays des troll et était réputée pour son concours de jardinage, organisé chaque année. On y récompensait le troll jardinier le plus original, celui qui savait faire pousser quelque chose que personne n'avais encore jamais fait pousser.

Ainsi, au fil des années, de nombreux lauréats, tous victorieux d'une culture incroyable se succédèrent. Il y eut Pépé Grand troll, qui réussit à faire pousser un arbre à saucisses grillées, le troll Grobalour qui put cultiver des althères pour faire sa gymnastique, Griselda qui donna naissance à une plante à miroir, où chacun pouvait s'admirer. Il y eut encore, la famille Dutroll, qui mit au monde un pommier dont les pommes avaient le goût de chocolat, Grunchk qui fit pousser la plus belle collection de barrettes à cheveux. Mais la victoire la plus remarquée fut celle de Mademoiselle Trollinette, qui put donner naissance à des fleurs de sourire et de bonne humeur: sa performance restait dans toutes les mémoires et était jusqu'alors inégalée.

Le troll Greengarden était bien décidé à remporter le prochain titre du concours. L'année passé, il avait impressionné le jury avec ses carottes feu d'artifice. Ces dernières explosaient et produisaient mille couleurs lorsqu'on les épluchait. Malheureusement, il avait été devancé par Hectroumf qui avait, quant à lui, inventé des tomates rieuses. Ces dernières se mettaient à rire dès qu'on les cueillait, entrainant dans leur fou rire toutes les personnes se trouvant aux alentours. Les gens de Trollville n'avaient jamais autant ri que cette année là et les tomates leur firent passer un bon moment. Hectroumf fut sacré jardinier d'or, pour le plus grand désespoir de Greengarden.

Cette année, Greengarden avait mis beaucoup de courage pour remporter la compétition. Il avait désherbé son jardin, préparé de belles allées et astiqué tous ses outils. Il espérait pouvoir faire pousser quelque chose d'extraordinaire et s'était durement préparé.



 Lorsque le maire de Trollville annonça le début du concours, chaque jardinier regagna son jardin. Ils avaient un mois pour donner naissance à leur plantations. Il faut dire, que dans le pays des troll, tout ce qui est planté pousse très vite, mais pour cette compétition, le délai était très serré et ne donnait pas le doit à l'erreur.

Cette année là, Greengarden avait choisi de cultiver un jardin de belles pensées. Après l'exploit de mademoiselle Trollinette avec ses fleurs de sourire et de bonne humeur, il avait pu observer combien il était difficile de faire ce genre de culture. Il était bien décidé à se surpasser, et, surtout à faire quelque chose d'utile pour la communauté. Dans son village de trolls, nombreux étaient les personnages ronchons et désagréables. Un peu de belles pensées pour tout le monde ne pourrait  leur faire que du bien.

Ainsi, Greengarden venait chaque jour dans son jardin planter de nouvelles pensées: il avait mis des pensées de joie, de fraternité, d'amour pour le monde, de bonne humeur, de pardon, d'écoute... Il y mettait tout son cœur. Une fois plantées, il venait chaque jour les voir, leur dire qu'elles étaient belles et combien il était fier de les voir pousser. Il était heureux de voir, petit à petit, son jardin prendre forme.

Mais un jour, il s'aperçut que ses belles pensées s'arrêtaient de grandir. Il avait beau les complimenter sur leur beauté, les aimer de tout son cœur, il n'y avait rien à faire. Il put même observer des pensées qu'il n'avait pas plantées qui se mettaient à pousser dans son jardin: elles étaient toutes tordues, grimaçantes et repoussantes. Après observation, il vit que c'étaient ses doutes, ses peurs, ses envies de pouvoir, sa vanité, ses mensonges... qui étaient en train de se dévellopper là, parmi les belles pensées qu'il s'était donné tant de mal à cultiver.
-Que faire? Se demanda-t-il. Je dois absolument trouver une solution pour mon jardin, se dit-il.

Il alla rendre visite à sa grand mère, mamie Trollsaitout, qui était toujours de bons conseils.
 -Mon petit, lui dit-elle, si tu essaie de planter des belles pensées, sans t'être débarrassé de tes pensées sombres, c'est très difficile. Les doutes, les peurs et tout ce qui te chagrine, tout cela reste présent et va essayer faire disparaître tes belles pensées. Lorsque tu rentres dans ton jardin, prend soin de te délivrer de tout ce qui te semble négatif, ainsi tu pourras laisser toute leur place à tes belles pensées.

Greengarden écouta sa grand mère et retourna dans son jardin. Il y installa une grande poubelle juste à l'entrée où il mettait chaque jours ses pensées et sentiments négatifs. Ainsi, il rentrait dans son jardin en pleine forme et pouvait se consacrer pleinement aux belles pensées. Ces dernières se remirent à croître et le jardin reprit toute sa vigueur.

Pendant ce temps, les pensées sombres s'accumulaient de plus en plus. Greengarden en rajoutait chaque jour et la poubelle ne tarda pas à déborder. Elles vinrent alors perturber le voisinage et polluer tout les jardins alentours. Greengarden était désolé de constater ce qui se passait. Il retourna voir sa grand mère pour lui demander des conseils.

Mamie Trollsaitout lui expliqua:
 - Bien sûr, c'était une bonne idée de mettre tes pensées sombres à la poubelle. Mais en faisant cela, tu ne fais que les accumuler et les déplacer ailleurs que dans ta tête. Tu dois trouver un moyen de les faire partir définitivement.

Greengarden, après avoir beaucoup réfléchi, alla faire un tour dans la forêt et s'enferma dans son atelier des jours entiers. On pouvait l'entendre bricoler et s'affairer, sans savoir ce qu'il était en train de préparer. Après plusieurs jours de dur labeur, il installa un drôle d'objet à la sortie de son jardin. Des passants furent intrigués et lui demandèrent de quoi il s'agissait.
-C'est une poubelle magique, leur expliqua-t-il. Elle sert à recevoir tout ce que nous avons dans la tête et qui nous dérange. Une fois ces pensées gênantes à l'intérieur, je rajoute consciemment de la poussière d'étoiles blanches. C'est alors qu'une chose incroyable se produit: le contenu de la poubelle magique se dégrade et se transforme en bon compost. J'utiliserai ensuite ce compost pour fertiliser mon jardin.

Il récupéra toutes les pensées négatives qui s'étaient infiltrées chez les voisins et se remit à jardiner. Les pensées négatives, qui avaient créé tant de dégâts, furent transformées en bon compost. Son jardin devint resplendissant et Greengarden, à force de faire le ménage dans ses pensées devint, lui aussi, rayonnant.

Le jour tant attendu du verdict arriva. Un comité d'inspection des jardins se déplaça dans tout le village pour admirer les plantations. Il y avait, cette année encore, des tas d'idées intéressantes. Madame Farfetroll avait cultivé un champ entier de pots de chambre autonettoyants. Monsieur Grandtroll avait donné naissance à une nouvelle variété de buisson qui changeait de couleur en fonction de la météo du jour. Grobalour avait, quant à lui, fait pousser une herbe qui développe les muscles de celui qui les mange sans que cette personne ne fasse d'effort.

Vint le tour de Greengarden de présenter son jardin. Il y avait des tas de magnifiques fleurs: des tulipes de joie, des roses de paix, des iris de fraternité, des marguerites d'amour pour le monde...
Le jury ne dit pas un mot, nota des informations sur un carnet et repartit en visite.

Ce soir là, tout le village était convié à un dîner du village. On y servait de la confiture de sauterelle, de la citrouille piquante, de la tomate rieuse, des saucisses grillées cueillies dans l'arbre et même des carottes feu d'artifice. Tout cela en l'honneur des cultures des années précédentes.

Quand tout le monde eut fini son dîner, le jury convia la population pour annoncer leur verdict. Après un temps de suspense insoutenable, ils proclamèrent le nom du jardinier d'or de l'année. C'est Greengarden qui fut sacré, pour sa plus grande joie et la fierté de sa grand mère Trollsaitout. Un grand bal fut donné en l'honneur de cette victoire et les habitants du village vinrent le féliciter.

  Les m ois qui suivirent, il partagea ses découvertes avec tout les trolls qui s'y intéressaient. Ils fabriquèrent ensemble des tas de poubelles magiques et les jardins de belles pensées fleurirent parmi le pays des trolls.



Nul ne sait ce que Greengarden et ses amis du village de Trollville nous préparent pour la prochaine compétition. Peut être pouvons nous leur souffler quelques idées?
Par Dreaming Floflo - Publié dans : Contes du pays des fées, elfes et lutins - Communauté : Contes.Illustration.Edition
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /2009 14:55
Il était une fois, un prince nomé Tristan. Il était bien né, premier garçon tant attendu, descendant d'un magnifique royaume où régnait paix et harmonie.

A sa naissance, comme à l'acoutumée, une fée fut désignée pour être sa maraine. La fée que ses parents choisirent était la fée Patatras, qui était la plus gentille fée du pays, reconnue pour son incroyable douceur et sa grande bonté.

Ce que les parents de Tristan ne savaient pas, c'était à quel point la fée Patatras pouvait être maladroite et tête en l'air. Lorsque la fée expérimentait un nouveau sort, elle oubliait  souvent des morceaux de formule magique. Lorsqu'elle manipulait ses fioles de potions, il lui arrivait qu'elles lui échapent et qu'elle les casse par mégarde...


La fée Patatras s'était préparée spécialement pour l'occasion. Cela faisait plus de 200 ans qu'elle n'avait pas été maraine et c'était un honneur pour elle d'avoir été choisie par les parents du petit Tristan. Elle avait donc révisé ses formules, préparé les meilleures potions et avait même lu les revues "Maraine magazine" pour être à la dernière mode.

Le jour du baptème arriva enfin. Tristan était confortablement installé dans le berceau royal, ses parents debout à côté de lui accueillirent chaleureusement la fée Patatras.
Cette dernière se pencha sur le berceau de Tristan, et chercha quel don magique serait approprié pour son filleul:
-Comme il est beau! s'écria-t-elle. Puisqu'il en est ainsi, je vais te jetter un sort d'amour. La princesse que tu aimera deviendra éperduement amoureuse de toi dès que tu l'approcheras. Vous serez ainsi heureux ensemble pour toujours...
Prononçant ses mots, la fée déposa sur le front du petit une goutte d'élixir de chance en amour et récita le formule magique appropriée. Malheureusement, se jour là, la fée Patatras fut à nouveau victime d'une de ses maladresses. Lorsqu'elle récita la formule, elle la récita à l'envers et le prince fut afublé d'un sort de malchance en amour.

Bien sûr, personne ne se rendit compte de cette erreur et Tristan grandit sans se douter de rien. Tout de même, il y avait quelquechose d'étrange, car dès sa plus petite enfance, losqu'il souriait à une princesse elle se moquait de lui ou lui adressait les plus repoussantes grimaces. Puis Tristan devint un prince en âge de se marier et était le plus beau jeune homme du royaume.

Il tomba tout d'abord amoureux de la princesse Griselda, qui habitait un des royaumes voisins. La princesse fut vite séduite par la grande beauté du prince et ils tombèrent amoureux. Tristan était aux anges, Griselda était la princesse dont il avait toujours rêvé: elle était belle, savait briller en société et tous les gens du royaume qui la croisaient étaient sous son charme. Tristan et Griselda prirent l'habitude de s'envoyer de longs mots doux par pigeons voyageurs. Pour le prince c'était le comble du bonheur...

Mais un jour, alors qu'il ne s'y attendait pas, Tristan reçut un pigeon qui bouleversa sa vie. Le message lui appris que Griselda avait décidé d'épouser le prince Albert d'anjou et que le mariage aurait lieu le lendemain. La princesse expliqua qu'elle était tombée immédiatement sous le charme de ce prince et qu'elle ne désirait plus jamais parler à Tristan. Pour le prince, ce fut un choc! Comment sa si belle princesse avait ainsi pu l'abandonner?

Le prince se ressaisit et grâce à sa grande beauté, il ne tarda pas à renconter une nouvelle princesse au bal. C'était la princesse Alexandra, qui lui fit une très agréable impression par son calme et sa douceur. Tristan et Alexandra passèrent quelques temps, amoureux et tout allait bien. Il avait enfin oublié Griselda et pensait avoir trouvé celle qu'il pourrait épouser. Malheureusement pour le prince, Alexandra était dotée d'un caractère ignoble: d'une jalousie hors du commun, elle faisait vivre à notre pauvre Tristan des scènes de colère insuportables. Tristan, malheureux, décida qu'il serait mieux pour lui de ne pas l'épouser et continua de chercher l'amour.

Il rencontra de nombreuses princesses, car son charme et sa beauté ne passaient pas inaperçus: il y eut Albertine, qui préféra épouser un crapaud qui s'était transformé en prince lorsqu'elle l'avait embrassé, puis Barthélémia qui préférait passer son temps avec ses copines plutôt qu'avec son prince et Josépha qui lui avoua qu'elle le trouvait charmant mais qu'elle n'était pas amoureuse de lui... la liste fut longue et Tristan allait de déceptions en déceptions.

Un jour, il appella la fée Patatras, sa maraine pour lui demander son aide. Il lui raconta ses malheureuses histoires.
La fée Patatras, voyant la situation, se rendit compte de l'erreur qu'elle avait comise jadis.
-Je me suis trompée de formule lorsque tu étais petit, lui expliqua-t-elle. Ce sort ne pouvait être annulé que dans tes dix premières années. Je ne peux aujourd'hui plus rien faire avec ma magie. En revanche, il est possible que tu annules toi même ce sortilège.
-Moi même? s'exclama le prince, mais comment?
-C'est très simple, va te reposer à la fontaine et cherche la confiance tout au fond de toi. Sois persuadé que tu mérites de rencontrer une princesse faite pour toi. Quand tu en seras convaincu, bois l'eau de la fontaine et dis "qu'il en soit ainsi". Ensuite, reste toujours sûr que tu vas rencontrer cette personne et ta magie interrieure se mettra en oeuvre...

La fée Patatras conduisit Tristan jusqu'à la fontaine et le laissa seul avec ses recommandations. Il tenta d'éxécuter les consignes de sa maraîne, mais c'était très difficile: comment pouvait-il encore croire qu'il serait possible de trouver le bonheur après tous ses échecs? Comment pourrait il être sûr de ne pas rencontrer à nouveau une princesse qui le ferait souffrir?

Mais il savait qu'il n'avait pas le choix et, après quelques jours passés auprès de la fontaine à chercher la confiance, il la trouva enfin. Il était persuadé qu'il méritait comme tout le monde d'être heureux et qu'à partir d'aujourd'hui, tout ce qui l'avait rendu malheureux le rendrait plus fort. Il but l'eau de la fontaine et dit"qu'il en soit ainsi".

Nombreux furent les doutes et les peurs qui tourmentèrent le coeur de Tristan, mais après quelques temps, il rencontra une princesse toute simple prénommée Iselda. Il ne l'aurait jamais remarquée auparavant, car elle lui paraissait ordinaire. Pourtant, il découvrit en elle une compagne étonnante, qui aimait des choses similaires à lui et qui était toujours attentionnée. Il passa de merveilleux moments à ses côtés et fut mille fois tourmenté par ses peurs. La princesse, timide, ne savait pas exprimer à Tristan ses sentiments les plus profonds. Ainsi, le prince doutait qu'elle puisse l'aimer. Il était touché par toutes ses attentions, "mais est ce qu'elle m'aime?" se répétait-il souvent.

Il se souvint de l'eau qu'il avait bue à la fontaine et décida d'avoir confiance. Il l'épousa, les années passèrent et ils eurent de merveilleux enfants. Un jour, alors qu'il s'endormait, elle lui murmura:
-Je t'ai aimé dès que je t'ai rencontré et tu es le plus merveilleux des maris
Apparut alors, aux yeux de Tristan le fée Pataras qui lui expliqua:
-Aucun sort n'est plus fort que la confiance que tu as en toi. La fontaine à laquelle tu as bue n'était pas magique, c'est toi seul qui a su trouver la clé pour trouver le bonheur. Souviens toi en Tristan, lorsque tu te croiras prisonnier d'un mauvais sort... et la fée disparut.

Tristan vécut heureux  et raconta cette histoire à ses enfants, petits enfants et arrières petits enfants. Ils allèrent souvent se promener près de la fontaine, qui fut surnomée avec le temps, la merveilleuse fontaine Patatras.
Par Dreaming Floflo - Publié dans : Contes du pays des fées, elfes et lutins - Communauté : libre inspiration
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Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /2009 11:25
Bienvenue dans l'antre de la maléfique Pétrikcha. Sorcière renomée dans le monde entier est spécialisée pour mettre le bazar dans votre vie.

N'hésitez pas! Ses services sont toujours disponibles. Que ne souhaitez vous pas?
Prendre 10 kilos? Pétrikcha vous donnera une envie irrésistible d'avaler de nombreuses biscottes, beurées d'une couche si épaisse, que chacune d'entre elle vous dotera des kilos les plus repoussants.
Cela ne vous suffit pas? qu'à cela ne tienne: Pétrikcha vous fera avaler avec déléctation d'horibles tartines du foie de morue, le plus gras du supermarché ou des viennoiseries en quantité indénombrables...

Que ne souhaitez vous pas encore?
Pétrikcha est spécialisée dans tout ce que vous ne souhaitez pas. Plus vous souhaitez que quelquechose ne vous arrive pas, et plus elle fera en sorte que cela vous arrive!!! C'est comme cela, la magie de Pétrikcha, ce cera facile pour elle de tout mettre en oeuvre pour votre malheur.

Comment fait elle? C'est très simple: elle se sert de vos peurs, de vos angoisses: ce sont de très bons carburants pour jetter des sorts détestables.

Souvenez vous hier: vous étiez dans votre voiture.
Vous étiez partis quelques minutes plus tard que prévu et votre souhait le plus cher était de ne pas être en retard. Que s'est-il passé? Pétrikcha a été votre plus maléfique servante. Vous étiez angoissé? Elle a fait en sorte que votre peur et votre malchance soient accentuées en provoquant les pires évènements...

Tout d'abord, le camion des poubelles: que faisait-il sur votre route? En plus, pas moyen de le doubler, quelle poisse! Ensuite, un embouteillage inexplicable au niveau de la rue qui mène à votre bureau, il a fallu attendre un quart d'heure que le trafic se débloque. Pour continuer, une voiture s'était garée devant l'entrée du parking souterrain que vous utilisez de coutume. Vous n'avez pu vous garer que dans une rue éloignée et, comble de malchance, lorsque vous êtes sorti de votre voiture, une forte averse s'est abatue sur vous.
Résultat: vous êtes arrivé trempé, avec une demi heure de retard et vous avez fait forte impression par votre allure pitoyable.

Autre exemple? C'est l'anniversaire de votre conjoint: vous souhaitez par dessus tout lui faire vivre une soirée parfaite. Une profonde angoisse ne vous lâche pas. Vous avez peur que cette soirée ne soit pas à la hauteur de vos efforts et vous déployez une énergie folle à sa réalisation. Qu'à cela ne tienne, Pétrikcha est à votre service!

Tout d'abord, le restaurant que vous aviez choisi est fermé ce soir là, vous devez trouver une autre adresse en compagnie de votre bien aimé. Par chance, vous trouvez un établissement qui semble de bonne qualité. L'attente se fait longue et les plats servis ne sont pas à la hauteur de ce que vous en attendiez. Vous quittez le lieu avec un sentiment d'amertume, qui se renforce le lendemain lorsque vous vous rendez compte que votre bien aimé est malade suite à ce repas douteux...


Oui! Petrichka est très forte pour vous faire vivre les pires catastrophes. Mais, me direz vous, moi il ne m'arrive jamais rien de ce que vous venez de décrire! et vous avez sûrement raison. Mais souvenez vous de ce que vous étiez en train d'imaginer tout à l'heure, quand vous aviez peur que les choses ne se passent pas comme prévu. Quel scénario catastrophe horrible se passait dans votre tête? Et bien c'est Pétrikcha qui vous l'a inspiré: oui!oui!

C'est une scénariste hors pair qui vous fera imaginer les pires catastrophes et fera naître en vous les pires idées noires: votre collègue vous déteste parce que ce matin, il ne vous a pas dit bonjour. Votre belle mère vous en veut, car vous avez cuisiné une tarte aux pommes meilleure que la sienne. Votre chien va mourrir, car il éthernue depuis deux jours. Et que sais-je encore?

Alors, réveillez vous les amis! Allez vous laisser Pétrikcha envahir voitre vie et vous saper le moral sans rien faire? Allez vous vraiment vous laisser démoraliser ainsi? La réponse est non!!!

Fondons ensemble le comité de lutte anti Pétrikcha! Mettons au point des stratégies malicieuses pour qu'elle ne puisse plus nous atteindre. Si! Si! C'est possible...

Chaque fois qu'un scénario catastrophe se passe dans votre tête: regardez le attentivement. Dites vous que c'est un film que Pétricka vous a implanté et regardez comme c'est drôle.
Hi! hi! hi! votre mise en pli va être ruinée à cause de la pluie et votre collègue va se moquer de vous, comme c'est drôle!
Ah! ah! ah! vous allez prendre trois kilos parceque vous avez mangé une pizza, quelle farce!
Hé! hé! hé! vous allez empoisonner votre famille parce que vous avez raté une recette de cuisine  de votre grand mère, quelle bonne blague...
Tous ces films dans votre tête ne sont pas la réalité, c'est Pétrikcha qui cherche à vous le faire croire et désormais vous le savez.

Toutes vos pensées les plus noires se transformeront ainsi en film comique. En voyant à quel point cette sorcière cherche à vous jouer des tours il est facile de ne pas se laisser piéger. Pétrikcha déteste ça! La joie, le rire, les pensées positives: Beurk! Rien que d'y penser elle en est déjà malade...

Si vous réussissez ce défi, Pétrikcha vous laissera tranquille. Elle viendra vous jetter des sorts de moins en moins souvent. Et, croyez moi, une sorcière en moins dans notre vie, ça fera toute la différence...
Par Dreaming Floflo - Publié dans : Contes du pays des fées, elfes et lutins - Communauté : Textes à méditer
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /2009 19:29

Il était une fois une très belle princesse qui vivait dans un magnifique chateau. Sa vie n'était que merveille: elle avait grandi entourée de soins et d'attentions, elle avait beaucoup d'amis et tout le royaume était à son service.


Un jour, son père, le roi, trouva qu'il était temps de s'inquiéter de la succession de son royaume et convia la princesse à chercher un époux. Comme dans tous les royaumes, tous les princes charmants des alentours furent conviés à rencontrer la belle. De nombreuses visites se faisaient chaque jour: la dame souriante, sa conseillère matrimoniale avait organisé les rencontres. Chaque prince avait environ quinze minutes pour discuter et tenter de séduire la belle, la conseillère avait appelé ces entrevues du "Speed charming" et était convaincue que pour trouver un prince charmant il fallait être efficace et ne pas perdre de temps.

La princesse rencontra de nombreux princes, mais après plusieurs semaines de "Speed charming" acharné, elle n'en trouva, hélas, aucun qui lui convenait. Elle décida alors, en concertation avec dame souriante, qu'il serait bon de faire une pause. Le printemps s'achevait et elle décida de reprendre les rencontres après l'été. Elle pourrait ainsi, profiter de quelques vacance
s bien méritées.

Pendant ce temps, sa belle mère, nouvelle épouse du roi, complotait. Elle était bien décidée à faire de sa fille, la demi-sœur de la princesse, l'héritière du royaume. Elle décida donc de réunir une commission des meilleures crapules, afin de faire disparaître notre princesse.

La chose fut aisée à organiser, depuis des décennies, de nombreuses techniques ont été mise en œuvre pour que les princesses n'épousent pas leur prince charmant:
Pour notre princesse, tout commença par une course poursuite dans un couloir. La première crapule que sa belle mère avait choisie se nommait Ursula. Cette dernière poursuivait ses victimes avec une quenouille affutée, leur piquait le doigt pour les faire dormir cent ans. Il faut dire que cette technique avait particulièrement bien marché avec la belle au bois dormant.


Mais notre princesse, ayant pris des cours de karaté royal, ne tomba pas dans son piège... Se retrouvant nez à nez avec Ursula, elle lui asséna un méchant coup sur la tête. Cette dernière, se piqua le doigt en tombant et se mit à ronfler pour les cent prochaines années.

Par la suite, la méchante belle mère envoya Kristof!! C'était un méchant sorcier, spécialiste des pommes empoisonnées. Il se déguisa en petit garçon, et s'en alla offrir une pomme à notre princesse. Cette dernière, fut touchée par cette délicate attention. Mais depuis l'épopée de sa cousine Blanche Neige, notre princesse avait été prévenue maintes et maintes fois de ne pas manger les pommes offertes par des inconnus. Elle jeta donc, aussi sec, la pomme à la poubelle.

Puis, elle rencontra la fée carabosse, qui tenta de lui jeter un sort de laideur. La princesse contra le sort en utilisant son miroir magique, qui lui disait toujours qu'elle était la plus belle. Elle se servit de ce dernier comme bouclier de protection et le sort fut renvoyé à son destinataire. La fée carabosse devint la fée la plus laide du royaume.

De nombreuses crapules se succédèrent, en vain. Les princesses d'aujourd'hui, entraînées par les meilleurs coachs du royaume, ne se laissent plus prendre au piège de ceux qui veulent
les empêcher d'épouser les princes charmants. Notre princesse lassée de ce genre de rencontres, était aussi lassée de devoir trouver un prince charmant pour faire plaisir à son père, le roi.

Elle décida de troquer ses vêtements de princesse et de partir l'été à l'aventure dans son royaume, habillée comme une paysanne.

Après bien des rencontres et des aventures, elle rencontra un jardinier:
-Je recherche une assistante, lui dit-il. Êtes-vous intéressée pour ce travail?
La princesse accepta volontiers, mais elle ne savait pas travailler la terre, ce n'est pas le genre de choses que l'on apprend à une princesse. Le jardinier, très patient, lui enseigna tout son art et notre petite princesse devint une vraie main verte.

Elle trouvait ça si agréable de jardiner qu'elle oublia de rentrer au royaume à la fin de l'été. La dame souriante, qui avait organisé de nouvelles rencontres de "speed charming" se retrouva face à une foule de prétendants sans pouvoir leur présenter la belle. Le roi, inquiet, envoya ses meilleurs soldats à la recherche de sa fille. Aucun ne la trouva, car ils furent incapables de la reconnaître habillée en jardinière.

Quelques semaines passèrent et notre petite princesse rentra au royaume, sans se douter du désordre qu'elle avait pu causer. Son père l'accueillit d'une humeur détestable, lui exprimant qu'il était urgent qu'elle trouve enfin un prince, qu'elle n'avait plus de temps à perdre en promenades et tâches ingrates avec les paysans. La princesse promit à son père de reprendr
e les rencontres le lendemain.

Cette nuit là, elle imagina une nouvelle manière de rencontrer les princes. Elle, qui avait tellement apprécié le jardinage allait les recevoir en tenue de jardinière, ainsi, elle leur montrerait cette passion qu'elle aimait tant.
Lorsque les rencontres commencèrent, les princes furent repoussés par cet accoutrement, indigne d'une princesse. Aucun ne souhaita l'épouser. De jours en jours, les princes se succédèrent et eurent tous la même réaction:
-Beurk! Une princesse jardinière! Ce n'est pas digne de devenir la reine d'un royaume et c'est repoussant!

La princesse fut très déçue de cette expérience. Elle qui croyait que rencontrer un prince charmant serait merveilleux! Elle  se rendit compte que, tous ces princes, ne s'intéressaient à elle que pour son royaume et pour sa beauté. Elle aurait aimé qu'ils puissent l'aimer pour qui elle était vraiment. Finalement, ce n'était pas si merveilleux d'être une princesse et d'épouser un prince charmant... Elle préférait nettement la vie simple qu'elle avait menée chez le jardinier.

Elle alla trouver son père, sa belle mère et sa sœur et leur annonça qu’elle renonçait à l'héritage du royaume et qu'elle voulait vivre parmi les paysans. Son père fut scandalisé par cette nouvelle. Sa belle mère en fut ravie, car le royaume revenait ainsi à sa fille.

Ils laissèrent donc partir la princesse là où elle le désirait et organisèrent des "speed charming" pour la demi soeur de notre héroïne.

La petite princesse retrouva son jardinier. Sa demi-sœur commença les rendez vous épuisants de speed charming. La princesse et le jardinier eurent un très beau jardin et se marièrent. La demi soeur trouva le prince qui lui convenait c'était le plus beau et le plus prétentieux de tous les environs, mais le royaume fut comblé.

Jamais la petite princesse ne regretta son choix de vie. Elle était heureuse d'avoir quitté le monde superficiel du château royal, basé sur le pouvoir et les apparences. Elle vivait une vie simple au côté de quelqu'un qui l'aimait pour ce qu'elle était et cela, à ses yeux, valait tous les royaumes du monde...

 

Par Dreaming Floflo - Publié dans : Contes du pays des fées, elfes et lutins - Communauté : Contes.Illustration.Edition
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