Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 13:19

Il était une fois, un lutin prénommé Trémalin qui vivait dans une forêt enchantée où régnait fraîcheur, magie et imprévu. Il y exerçait le drôle de métier de troubadour.

Ainsi, Trémalin le lutin, parcourrait la forêt enchantée en dansant, chantant et racontant à tous ses habitants des histoires merveilleuses. Nombreux étaient les habitants de la forêt que notre petit lutin voulait faire rêver, mais son art n'était pas toujours bien accueilli. Parfois les autres lutins de la forêt étaient tellement pris par leurs occupations qu'ils oubliaient de rêver et de s'ouvrir à la magie d'une histoire.

Dans la forêt, les lutins sont chargés de l'entretien: faire jaunir les feuilles des arbres à l'automne, faire pousser les fleurs au printemps, parsemer les sous bois de rosée pour abreuver les plantes... C'est un travail minutieux et important dont les lutins s'occupent fort bien. Trémalin le troubadour, avait choisi, en plus de son travail auprès des plantes, de chanter, danser et faire passer des messages à travers son art.

Cette tâche n'était pas facile, beaucoup de petits lutins en avaient assez de l'entendre.
-Quel vacarme infernal, se disaient ils. Tu dois déranger les plantes et les animaux avec tout ce cirque, lui reprochaient-ils.
Beaucoup étaient désagréables avec lui et ne supportaient plus de le voir arriver.
-Oh! Encore une histoire à dormir debout, entendait-il.
Ou alors:
-Quelle musique agaçante, lui lançait-on.


Pourtant, c'était le meilleur conteur et le meilleur musicien de la forêt enchantée. Lorsqu'il passait, les plantes resplendissaient plus encore, les animaux s'émerveillaient, les arbres se redressaient. Sans le savoir, notre petit troubadour contribuait à un équilibre essentiel dans cette forêt: celui du merveilleux et du rêve.

Beaucoup des lutins qui le critiquaient avaient oublié l'existence même du rêve, de l'imprévisible et du fantastique. Ces derniers se contentaient de faire des tâches matérielles, de réaliser leur labeur sans ne s’émerveiller de rien. Il y avait d'ailleurs derrière le grand chêne, un club de lutins ronchons très actif. Ils aimaient se retrouver pour se plaindre à n'en plus finir. Sans s'en rendre compte, les lutins ronchons dépossédaient la forêt de ses propriétés magiques, à chaque complainte, une fleur fanait, ou un animal déprimait. Mais, la joie et la tendresse que mettait Trémalin dans son art, rétablissait vite l'équilibre et la forêt enchantée gardait tout son essor.

Après bien des discutions de la part des lutins ronchons à propos de la musique de Trémalin, l'un d'entre eux, Grobéta le costaud, décida qu'il était temps de passer à l'action. Il attrapa un grand sac et se mit à la recherche de Trémalin pour le capturer et l'expédier hors de la forêt.

Ce ne fut pas difficile pour Grobéta de trouver Trémalin, il suffisait juste de suivre la musique. Lorsque Grobéta s'approcha, Trémalin était en train de donner la sérénade à une compagnie d'oiseaux. Les oiseaux virevoltaient autour de notre ami, c'était la fête et la joie dans la clairière. Grobéta s'approcha doucement de Trémalin pour le capturer. Les oiseaux tentèrent de l'avertir, mais en moins de temps qu'il faut pour le dire, Trémalin se retrouva enfermé dans le sac du lutin costaud.

 


Non loin de la forêt, se trouvait une caverne. Grobéta y déposa Trémalin et poussa une grosse pierre près de l'entrée, de telle sorte que Trémalin ne puisse plus en sortir. Satisfait de lui, il retourna œuvrer dans la forêt.
Trémalin, désormais coincé dans cette caverne, décida d'y pousser la chansonnette, d'y écrire des poèmes peut être l'entendrait-on et viendrait-on le délivrer?

Mais personne ne put entendre Trémalin. Beaucoup d'habitants se demandaient où il avait bien pu passer et se mirent à sa recherche. Grobéta le costaud se garda bien de révéler la cachette où il l’avait emmené.

Plusieurs jours passèrent et personne ne pu le trouver. La forêt enchantée, sans sa présence, devenait de plus en plus triste: les couleurs s'atténuaient, les fleurs fanaient, les animaux étaient tristes et même les lutins ronchons se sentaient encore plus déprimés.

Un comité d'urgence se réunit dans la forêt pour parler de la disparition de Trémalin:
- Regardez comme la forêt est triste sans lui, disait un lutin en parlant de Trémalin. Il faut faire quelque chose pour le retrouver car sans lui la forêt enchantée deviendra la forêt déprimée.

En attendant de retrouver Trémalin, une chorale de lutins s'improvisa pour pallier au manque de musique dans la forêt. De nombreux couacs et fausses notes s'élevèrent à travers bois et clairières, mais la musique eut pour effet d'attiser le moral des troupes et de redonner un peu de vigueur aux végétaux moribonds.

Un autre comité se réunit bientôt en secret, celui des lutins ronchons qui se plaignirent plus que jamais:
-Mes fleurs ne veulent plus pousser, dit l'un d'entre eux.
-Et moi, les feuilles des arbres se mettent à tomber alors que l'on est au printemps, répondit un autre.
-Ce n'est plus possible! Il faut le délivrer, finirent par dire les lutins ronchons tous en cœur.

C'est ainsi que Grobéta retourna à la caverne pour délivrer Trémalin. Il lui présenta milles excuses et lui expliqua que la forêt avait vraiment besoin de lui pour rester merveilleuse. A leur retour, les habitants de la forêt firent une ovation à Trémalin. Ils organisèrent un grand concert et un grand bal où Trémalin se fit une joie d'interpréter ses plus belles chansons.

Grâce à cet incident, les habitants avaient compris que le rêve et la magie étaient essentiels pour préserver l'équilibre de la forêt enchantée. Ils se mirent donc, en suivant l'exemple de Trémalin, à cultiver une nouvelle philosophie. Désormais, ils ouvriraient leur cœur et accepteraient de rêver, de dispenser un peu de bonheur autour d'eux et de voir tout ce qu'il y avait de merveilleux.


Ainsi la forêt fut chaque jour plus belle, et aujourd'hui encore est la plus resplendissante de toutes les forêts enchantées.

 

Par Dreaming Floflo - Publié dans : Contes du pays des fées, elfes et lutins - Communauté : Contes.Illustration.Edition
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Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /2009 10:26
Il était une fois, une girafe du nom du Ludivine qui avait grandi dans la campagne.
Là d'où elle venait, tout était vert, les girafes vivaient en harmonie avec la nature. Elle habitait dans un petit village de girafes, au milieu de la campagne. Là bas, tout le monde se connaissait, les girafes étaient heureuses de se croiser et de se demander des nouvelles. Pour Ludivine, chaque habitant était comme un membre de sa famille et elle aimait les côtoyer.

Un jour, Ludivine fut invitée par son amie Bernadette à faire une excursion dans la grande ville du pays des girafes. Elles prirent donc le seul bus du village et partirent à l'aventure. Au fur et à mesure que le bus s'éloignait, il y avait de moins en moins de verdure et de nature et Ludivine en fut étonnée.
-C'est normal, lui dit son amie Bernadette, en ville c'est comme ça, il n'y a presque pas d'arbres, presqu
e pas d'herbe. Il y a des grosses maisons partout et on y croise beaucoup de girafes.

Arrivée en ville, Ludivine explora le lieu:
-Beur
k! dit elle, que c'est laid ici! C'est tout gris, ça sent mauvais.... et pourquoi y a-t-il au tant de déchets par terre? Il y a pourtant des poubelles plein les rues?
- Ici,
ce n'est pas comme chez nous, lui dit Bernadette. Chez nous, la nature est toute proche et il est facile de se rendre compte que lorsqu'on jette nos ordures n'importe où, ça la dégrade. En ville, comme il n'y a ni arbres, ni herbe, alors les déchets restent là! Les girafes attendent que quelqu'un les ramasse pour elles, elles se croient les maîtres et elles font n'importe quoi!!!
-Quel dommage, pensa Ludivine, c'est pourtant dans notre nature de girafe de respecter les lieux où l'on vit...

Elle observa ensuite le ciel: il était d'un gris! Elle n'avait jamais vu ça dans sa campagne. Elle pouvait à peine distinguer le soleil, caché derrière un épais nuage de fumée grise.
-C'est bizarre, ce ciel, dit elle à sa camarade. Pourquoi n’est-il pas clair comme chez nous?
-C'est la pollution: ici, il y a beaucoup de voitures, elles produisent de la fumée qui va se mélanger dans l'air. Ainsi, ces fumées recouvrent la ville et le ciel devient tout gris.
-Quel dommage, pensa Ludivine, chez nous c'est si agréable de se déplacer en vélo ou à pied, et le ciel y est tellement bleu. Les girafes de la ville savent-elles ce que c'est que d'observer un beau ciel bleu?

Bernadette avait rendez vous avec deux de ses cousines girafes. Elles se rendirent donc chez l'une d'entre elles pour le déjeuner.
- Voici Georgina et Alfreda, présenta Bernadette. Elles ont toutes les deux grandi ici et ne connaissent pas la campagne d'où nous venons.
-Enchantée, leur dit Ludivine, heureuse de faire de nouvelles rencontres.

A sa grande surprise, Alfreda observa Ludivine de la tête aux pieds et lui jeta un regard hautain.
-Ma pauvre chérie, lui dit-elle, as-tu vu ton look? Enfin! C’est important d'être habillée à la mode! Tu pourrais faire un effort tout de même!
-En plus, tu n'es même pas maquillée, répliqua à son tour Georgina. Comment veux-tu rencontrer un garçon si tu es aussi horrible? Regardes Alfreda, elle est si belle! Tous les garçons du quartier rêvent d'elle.
-Et moi je les trouve trop moches, répondit Alfreda. Moi je préfère l'acteur Drab Tip, lui au moins il est craquant!!!
Ludivine observa Alfreda, qui, lui disait-on, était si belle. Elle ne comprenait pas ce qu'on pouvait lui trouver de particulier. Elle était si maquillée, qu'on ne pouvait même plus voir à quoi elle ressemblait au naturel. Elle avait des vêtements tellement serrés, qu'on se demandait comment elle pouvait être à l'aise pour se déplacer. Quand à ses chaussures! Elles avaient des talons si hauts que Ludivine se serait tordue les quatre chevilles sans effort.

-La notion de la beauté est bien particulière à la ville, se disait Ludivine.
Là d'où elle venait, les girafes étaient naturelles, pas de maquillage, des habits simples et des chaussures confortables. Ludivine trouvait que toutes les girafes de son village étaient belles, elles avaient leur corps de girafe, leur grand cou de girafe, leurs quatre pattes, comme toutes les girafes. Comment pouvait-on croire qu'en étant déguisé, en cachant aux autres à quoi on ressemblait vraiment, on pouvait être plus belle?
- Quel dommage, se dit Ludivine, chez nous les relations sont tellement simples. On apprécie une girafe telle qu'elle est et la beauté primordiale est la beauté de son cœur...

Ludivine déjeuna donc avec les cousines de Bernadette. Elles parlèrent de vêtements, de mode, des dernières nouvelles du monde des girafes people. Ludivine ne savait pas quoi leur dire. Elle n'avait que vaguement entendu parler des girafes people. Elle savait que c'étaient des célébrités, acteurs, chanteurs ou artistes à la mode, mais elle ne voyait pas pourquoi connaître leur vie était si palpitant.
-Quel dommage, se dit Ludivine, chez nous on se raconte nos vies, on aime partager nos dernières aventures et nos tracas. Pourquoi les girafes de la ville s'intéressent-elles tant à des girafes people qu'elles ne connaissent même pas?

Alors, elle se contenta d'avaler son repas: il était fort délicieux d'ailleurs. Il ressemblait à ceux qu'elle connaissait à la campagne. La seule différence qu'elle avait notée était que Georgina l'avait sorti d'une grosse boite en fer. Ludivine avait trouvé ça curieux, chez elle le repas était préparé avec les légumes du jardin. Mais comme en ville il n'y avait pas de jardin, les girafes devaient trouver leur no
urriture dans des boites.

Puis, Bernadette emmena Ludivine partager ses activités préférées à la ville. Elles allèrent au cinéma, au musée, au bowling... Il y avait des tas de choses à faire et Ludivine apprécia grandement.
-Quel dommage, se dit Ludivine, que nous n'ayons pas toutes ces activités chez nous. Elles permettraient de donner un peu plus de rebondissement à notre quotidien...

C'est ainsi que Ludivine découvrit la ville. Elle fut bien contente d'être de retour dans son petit village, retrouver tous les habitants qui sont comme une famille pour elle. En ville, personne ne se connaît, les girafes se passent à côté sans même se regarder ni se dire bonjour. Parmi les girafes de la ville, elle s'était sentie vraiment perdue.

Elle raconta son aventure à ses autres amies girafes. Ensemble, elles discutèrent des questions que se posait Ludivine.
Comment oublier l'importance de la nature au point d'abandonner ses déchets n'importe où et de polluer l'air au point qu'il soit irrespirable? Doit-on vraiment être à la mode pour être beau? Est-ce plus important de parler des girafes people que de partager ce que l'on vit au quotidien? Est-ce mieux de manger des légumes en boite plutôt que de son jardin?

Le débat fut riche et agité. Chacun avait un avis différent sur ces questions. Je crois d'ailleurs que même aujourd'hui, elles en discutent encore. Peut être un jour, lorsque vous passerez près du village des girafes, aurez vous l'occasion de pouvoir en discuter avec elles et leur donner votre avis...

 

Par Dreaming Floflo - Publié dans : Contes du pays des animaux - Communauté : Textes à méditer
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 20:53

Petit craquage!!! ... Désolée chers lecteurs... Ca m'a fait beaucoup de bien...


Il était une fois, une petite fourmi comme les autres petites fourmis, qui vivait dans une fourmilière semblable à plein d'autres fourmilières. Elle était ouvrière et chaque jour, œuvrait sans relâche pour rapporter à manger à la colonie de fourmis qu'elle occupait. C'était une fourmi courageuse, car, malgré le froid, le vent, la pluie, elle effectuait son travail sans se plaindre.

Pourtant, elle était souvent fatiguée, elle avait des courbatures de devoir porter ces lourdes charges, qu'elle ramenait à la fourmilière pour nourrir tous ses convives. Elle se serait bien reposée un peu. Alors, elle alla trouver la reine des fourmis pour lui demander une semaine de vacances.


-Comment? S'exclama la reine des fourmis. Des vacances? Vous n'y pensez pas! Comment pourrait-on nourrir toute la fourmilière si des fourmis se mettent à demander des vacances? Enfin, petite ouvrière, vous n'êtes pas raisonnable!
A ses côtés, se trouvait le premier ministre de la reine. C'était la fourmi la plus détestable et désagréable que la fourmilière ait jamais connu. La reine l'avait pris pour conseiller car c'était un beau parleur. Il la flattait toujours sur sa manière de gouverner le royaume des fourmis et la reine en raffolait...
-Vous avez raison votre sainteté, rétorqua le premier ministre. Il est temps de revoir notre politique. Travailler plus pour manger plus, voilà la meilleure attitude pour notre colonie. Nous l'appliquerons dès demain.

La petite fourmi, déçue de cette entrevue, rentra chez elle et raconta cette histoire à ses amies les fourmis.
- Chouette! On va pouvoir manger plus! s'écrièrent les fourmis.
Toute la fourmilière se mit à travailler sans relâche pour appliquer cette nouvelle mesure. Chacune d'entre  elle était ravie, elle pouvait manger à n'en plus finir. Nombreuses se  retrouvaient chaque soir pour festoyer et profiter de ces victuailles tant méritées.

Bientôt, la fatigue se fit sentir, mais l'appât de la nourriture fut le plus fort et elles continuèrent à œuvrer et œuvrer encore... La petite fourmi qui voulait tellement des vacances, avait de plus en plus de courbatures et était de plus en plus fatiguée. Alors, elle décida que c'en était trop! Elle fit sa valise et décida de partir hors de la fourmilière. Il en était assez de la vie de groupe et du labeur sans relâche, elle serait bien mieux ailleurs.

Hors de la fourmilière, elle sentit un vent de liberté lui donner des ailes et elle explora le monde, à la recherche d'un lieu où s'installer.

Elle finit par trouver un groupe d'insectes hippie qui s'était installé aux abords d'une poubelle.
-Bienvenue, lui dit un moustique pourvu de magnifiques rastas. Ici, il y a tout ce qu'il faut: à boire et à manger, il n'y a qu'à se servir dans la poubelle.
C'était royal pour la petite fourmi. Il y avait de la nourriture sur place et elle n'avait plus besoin de passer ses journées à la transporter jusqu'à la fourmilière. Quelle chance!

Elle passa son temps à faire du tourisme en compagnie de ses nouveaux amis. Elle se sentait vraiment heureuse. Il était si agréable de se reposer et de ne rien faire. Puis, elle se lassa un peu. Elle s'ennuyait sans ses copines de la fourmilière et elles lui manquaient. Alors, elle décida d'envoyer son ami le moustique aux rastas prendre de leurs nouvelles.

Il s'envola très vite et ne tarda pas à être de retour.
-C'est terrible!!! lui dit-il. Les fourmis de ta fourmilière sont en danger...
Il lui expliqua qu'à force de travailler plus pour manger plus, les fourmis avaient vraiment trop mangé. Du coup, elles étaient toutes devenues énormes et ne pouvaient plus sortir de la fourmilière. Certaines étaient coincées chez elles et ne pouvaient plus en sortir, d'autres n'avaient plus la force de soulever leur corps avec leurs pattes, car elles étaient devenues obèses. Si personne ne venait les aider, les fourmis allaient mourir de faim, car plus personne n'était là pour leur apporter à manger.

La fourmi était bien embêtée. Comment allait-elle nourrir toute une fourmilière à elle toute seule? Elle qui voulait des vacances, la voilà servie!


Elle demanda de l'aide à ses amis hippies, qui se tordirent de rire en entendant l'histoire de lafourmilière. Des fourmis obèses? Personne n'avait jamais vu ça!!! Ils firent appel à des amis vers de terre, qui seraient chargés d'aider les fourmis à agrandir leurs galleries pour être moins à l'étroit. Puis, ils contactèrent leur amie sauterelle, qui était prof de gym, pour les aider à se remettre en forme. Les mouches du groupe des hippies se mirent en quête de trouver de la nourriture. La mante religieuse,  militaire à la retraite, surveilla tout ça de près: régime et exercice pour tout le monde!!!


Les fourmis firent de nombreux efforts, faisaient leurs exercices tout les jours et mangeaient le repas frugal que la mante religieuse leur avait conseillé. Elles étaient courageuses et voulaient redevenir les fourmis sveltes et actives qu'elles étaient auparavant.

Après quelques temps de dur labeur, la fourmilière fut de nouveaux sur pied et le travail reprit. La petite fourmi réintégra la fourmilière, bien contente de retrouver ses amies. Le premier ministre décida alors, de changer de politique. Il leur proposa un nouveau slogan: travailler plus pour habiter plus. Ainsi, les fourmis vivraient dans un palace en guise de fourmilière.

C'en était trop pour la fourmi! Elle ne voulait plus travailler sans relâche comme elle l'avait fait auparavant. Avec ses copines fourmis, elle organisa une grève générale. Plus aucune fourmi ne travailla durant plusieurs jours. La reine dût l'accueillir en urgence pour écouter ses revendications.

Nul ne sait de quoi elles discutèrent, mais la reine décida de congédier le premier ministre et d'engager la fourmi révolutionnaire comme conseillère. Celle ci organisa un planning de vacances sans faille pour toutes les fourmis. Elles partaient à tour de rôle et l'organisation n'en fut pas altérée.

Le groupe d'insectes hippies près de la poubelle monta la première agence de voyage pour fourmis et organisa des visites à travers le monde entier. Beaucoup d'autres fourmilières entendirent parler de ce système de vacances et suivirent la tendance. C'est ainsi que le monde fut peuplé de fourmis touristes, avides de farniente. Surveillez vos placards les amis. Peut être apercevrez des fourmis touristes, avec leurs appareils photo?


Par Dreaming Floflo - Publié dans : Contes du pays des insectes - Communauté : libre inspiration
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Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /2009 10:44
Il était une fois, une chenille prénommée Camille qui était née avec des poils roses. Aucune autre chenille, au pays des insectes ne lui ressemblait. Elles étaient toutes vertes, marron ou parfois jaune. Mais rose! Personne n'avait jamais vu ça...

Le problème pour Camille, c'était qu'elle ne passait jamais inaperçue. Partout où elle allait, tout le monde la remarquait. C'était très difficile pour elle, elle aurait bien aimé ressembler aux autres chenilles et pouvoir être un peu tranquille.

Les autres insectes se moquaient souvent d'elle et ne voulaient pas l'approcher.
-Tu es vilaine, lui disaient-ils, on ne veut pas de toi avec nous.
Camille était toute triste et restait seule dans son coin.


Un jour, elle rencontra Blaise la punaise. Comme Camille, il avait été mis de côté par les autres insectes dès son plus jeune âge.
-Tu sens trop mauvais, lui disaient les autres, on ne veut pas de toi avec nous.
-Je suis une punaise et je suis né comme ça, se défendait Blaise, je n'y peux rien, c'est ma nature qui est ainsi.
Cela ne dérangeait pas Blaise d'être une punaise, il acceptait sa nature et assumait son odeur de punaise. Agacé d'être toujours traité par les autres insectes comme un être répugnant et d'être mis de côté, Blaise était devenu une punaise rebelle. Il avait donc décidé de se faire friser les cheveux pour accentuer encore plus sa différence, et, croyez moi, des punaises aux cheveux frisés, ça ne cours pas les rues au pays des insectes.

Lorsque Blaise rencontra Camille, il fut émerveillé:
-Comme tu es belle! s'exclama-t-il. Enfin je rencontre une insecte pas comme les autres! Comme je suis heureux...
Camille fut surprise par cette punaise étrange. Non seulement il venait lui parler, mais en plus il lui daisait qu'elle était belle? Jamais personne, à part sa maman, ne lui avait jamais dit ça. D'habitude les autres insectes la trouvaient hideuse et c'était hors de question de venir lui parler. Blaise la regardait différemment et elle eut envie de découvrir qui il était. En plus, elle aimait bien sa coupe de cheveux. Peut être pourrait-elle se faire friser les poils, elle aussi?

Camille et Blaise apprirent à se connaître, ils avaient beaucoup de points communs et devinrent de très bons amis. Chacun était différent à sa manière, ensemble ils devinrent plus forts et apprirent à affronter le regard des autres sur leurs particularités.

Dans la société insecte, c'était très important d'être comme les autres. Il fallait s'habiller à la dernière mode insecte, posséder le dernier gadget insecte à la mode, regarder les émissions  insectes les plus populaires. Beaucoup de petits insectes faisaient des tas d'efforts, le regard qu'on portait sur eux était essentiel pour se sentir aimé et important.

Camille et Blaise n'avaient pas besoin de se donner toute ce mal, puisque quoi qu'ils fassent, ils étaient différents. Ils avaient inventé leur propre mode et leurs propres activités. Certains insectes les enviaient de cette liberté, mais ils n'osaient pas les approcher, ils avaient bien trop peur de leur différence.

Un jour, ils firent la connaissance de Roger, le scarabée jaune. C'était la coqueluche des autres insectes. Tout le monde l'admirait, avec sa couleur dorée et on se disputait sa compagnie. Il en avait assez, il voulait qu'on le laisse tranquille et avoir d'autres amis.

Il fut accueilli à bras ouverts par Camille et Blaise, heureux de faire sa connaissance. Il s'entendit très vite avec eux. Au moins, eux ne s'intéressaient pas à lui car il était le plus beau, mais juste parce qu'il était Roger. Pour lui c'était vraiment rare.

Emerveillé par ses nouveaux amis, Roger alla trouver les autres insectes.
-Camille et Blaise sont des insectes extraordinaires. Vous devriez les connaître, ce sont de merveilleux amis, leur dit-il.
Certains insectes suivirent Roger, pour lui faire plaisir, mais beaucoup restèrent de côté.
-Beurk! Se disaient ils, comment Roger peut être amis avec des insectes aussi moches et dégoûtants?

Les insectes qui avaient suivi Roger étaient un peu intimidés. Ils avaient peur de Camille et Blaise car ils n'étaient pas comme eux.
-Peut être qu'ils peuvent être méchants avec moi, se disaient certains.

Mais comme Roger avait tellement insisté qu'ils firent un effort et prirent la peine de discuter avec eux. A leur grande surprise, Camille et Blaise étaient de très agréables compagnons. Camille avait une douceur et une gentillesse hors du commun et Blaise un vrai sens de l'humour. Tous les deux étaient d'une générosité et d'une ouverture incroyable. Ils ne jugeaient pas les autres insectes, même s'ils les avaient mis de côté depuis des années. Ils étaient ravis de faire leur connaissance et les acceptaient tels qu'ils étaient.

Beaucoup des insectes devinrent leurs amis. Ils furent même soulagés, car, avec eux, ils n'avaient plus besoin de faire tant d'efforts pour être comme les autres et se faire accepter. Certains se firent même friser les cheveux, comme Blaise, car cela leur plaisait bien. D'autres essayèrent de se teindre les poils, pour être un peu comme Camille.

Finalement, même les insectes les plus distants firent la connaissance de Camille et Blaise. Certains se disaient même:
-Comme ils sont gentils tous les deux! Quel dommage de ne pas les avoir connus avant! C'était injuste de les avoir mis de côté sans les connaître.


Tous ensemble, ils avaient appris à ouvrir leur cœur et abandonner leurs peurs pour aller à la rencontre des autres. Ils avaient pu voir qu'il est important de découvrir et accepter la différence, même si ce n'est pas facile. Car derrière chaque insecte, même le plus bizarre, se cachait quelqu'un de chouette qui pouvait être un merveilleux ami.
Par Dreaming Floflo - Publié dans : Contes du pays des insectes - Communauté : Contes.Illustration.Edition
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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /2009 15:46

Il était une fois, une petite elfe malicieuse qui avait décidé de prendre sa vie en main. Pour cela elle avait décidé de prendre sa trottinette elfique et de partir à l'aventure du changement.

Dehors, le paysage était magnifique, un beau soleil éclairait la prairie et les champs pleins de fleurs. En chemin, elle salua ses amis les lutins, qui œuvraient dans la forêt. Comme il était doux et bon de partir dans de telles conditions! Elle se sentait toute joyeuse et émerveillée d'entreprendre ce voyage. Sa route la conduisit dans la forêt. Le chemin rempli de feuilles était très agréable et la trottinette y avançait aisément.



Petit à petit, le paysage s'assombrit. Notre petite elfe se sentait un peu perdue, elle ne connaissait plus les lieux qu'elle parcourait et avait un peu peur.

Soudain, elle se sentit suivie. Elle était persuadée qu'une présence rôdait autour d'elle. Elle s'arrêta net et écouta. Elle entendait des buits de pas, juste à côté d'elle.
-Qui es là? Cria-t-elle courageusement.
Elle aperçut alors une forme étrange qui s'approchait, avec des yeux brillants à faire mourrir de peur. La petite elfe se recroquevilla sur sa trottinette, espérant qu'elle ne se ferait pas dévorer.

A sa grande surprise, le personnage qui aparut était plutôt sympathique. C'était un écureuil bleu, avec une longue barbe et de grosses lunettes. C'était un magicien très sage, qui vivait dans ces lieux, connaissait chaque habitant et veillait sur la forêt.
- Que viens-tu faire ici? interrogea-t-il.
-Je pars à la rencontre de moi même, lui répondit-elle. Je voudrais changer et avoir une vie qui me corresponde, lui expliqua-t-elle.
Le vieil écureuil sourit.
-Tu es sur le bon chemin, lui répondit-il.
Il sauta sur un arbre en criant:

-Bon voyage, petite voyageuse! Et il disparut.

La petite elfe reprit son avancée et s'enfonça de plus en plus profondément dans la forêt. Elle était un peu effrayée, car elle savait qu'elle s'éloignait de plus en plus de chez elle et du monde qu'elle connaissait.
-Ce chemin est nécessaire pour découvrir qui je suis et changer de vie, se dit elle pour s'encourager.

Elle arriva bientôt près d'un tunnel. Il était très sombre: impossible d'y distinguer ce qu'il y avait à l'intérieur. A l'entrée se trouvait un écriteau: "Tunnel du Changement".
-J'ai enfin trouvé l'endroit que je cherchais, se dit elle. C'est par là que je vais comprendre comment avoir une vie meilleure.

Elle y entra toute guillerette, se disant que ce serait merveilleux car elle pourrait enfin changer de vie. Le peu de lumière dans ce tunnel l'obligea très vite à reprendre ses esprits et à se concentrer sur le parcours qu'elle s'apprêtait à effectuer. Au départ, elle pouvait un peu voir sa route, quelques chauves souris s'envolaient et lui tournaient autour. Elle ne se laissa pas perturber et continua son avancée au guidon de sa trottinette.


La lumière se fit de plus en plus rare, jusqu'à ce que la petite elfe puisse à peine distinguer l'endroit où elle était. Alors, pour continuer sa route, la petite elfe alluma la lumière dans son cœur. 

 

Le tunnel était de plus en plus effrayant : il y avait des ombres qui se dessinaient autour d’elle, elle pouvait sentir leur présence. Les formes grimaçaient et se rapprochaient de plus. Elles essayaient  de la perturber et de la faire dévier de son parcours. La petite elfe eut envie de rebrousser chemin, de renter chez elle et renoncer à son voyage, mais elle n'en fit rien. Elle était persuadée que la lumière qu'elle avait allumée dans son cœur la guiderait là où il faudrait. Les ombres étaient de toutes les tailles et de toutes les formes, leurs grimaces étaient plus hideuses les unes que les autres. Parfois, elles  la faisaient trébucher, parfois elle déviait légèrement de sa trajectoire, mais elle s'accrochait, de plus en plus fort au guidon de sa trottinette. Elle continuait son chemin inlassablement.

Petit à petit, la lumière revint dans le tunnel, les ombres se firent de moins en moins présentes. La petite elfe sentait de plus en plus la lumière dans son cœur, qui la rassurait. Elle avançait désormais plus sereinement.

Quand elle fut à la sortie, la petite elfe pénétra dans une magnifique clairière pleine de soleil. Les arbres verdoyants et les fleurs aux milles couleurs entouraient une petite chaumière bordée d'un ruisseau.


-Mais? Je suis chez moi! Se dit la petite elfe surprise. Qu'est ce que cela signifie?

Soudain, le vieil écureuil bleu qu'elle avait rencontré dans la forêt surgit.
- As-tu apprécié ton voyage? lui demanda-t-il.
-J'ai traversé un tunnel plein de monstres qui devait être le tunel du changement, lui répondit elle. jJai lutté pour continuer mon chemin, je ne me suis pas découragée car je voulais vraiment changer. Et voilà que je me retrouve chez moi... Quelle déception! s'exclama-t-elle.
-Ah, lui dit l'écureuil, pourtant tu as changé. N'as tu pas allumé la lumière dans ton coeur? Dans ce tunnel, les monstres que tu as pu rencontrer étaient tes doutes et tes peurs les plus profonds. Tu ne t'es pas découragée et malgré leur présence, tu as continué ton chemin.
-Mais pourquoi cela me ramène-t-il chez moi, alors que j'avais tellement envie de changer de vie? lui demanda-t-elle.
-Tout simplement parce que ce sont tes doutes et tes peurs qui t'empêchaient d'être heureuse et d'apprécier ta vie. Maintenant que tu sais les ignorer et avancer malgré leur présence, tu es plus forte et tu verras la monde avec un regard nouveau.

La petite elfe remercia son ami et retourna dans sa chaumière. A sa grande surprise, elle la trouva bien plus belle et bien plus confortable qu'auparavant. Elle observa ses amis lutins par la fenêtre et les trouva bien plus sympathiques. Comme lui avait dit le vieil écureuil, elle se sentait différente, légère et  gaie, prête à vivre sa vie et à l'apprécier pleinement.

 

Elle venait de comprendre qu'elle n'avait pas besoin de partir à l'autre bout du monde pour trouver le bonheur et le changement: ils étaient déjà bien présents dans son quotidien. Il suffisait juste d'ignorer les ombres de ses doutes et de ses peurs et d'allumer la lumière dans son cœur…

Par Dreaming Floflo - Publié dans : Contes du pays des fées, elfes et lutins - Communauté : Textes à méditer
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